Slow communication

Comment communiquer de manière écoresponsable ?

Dans l’article Ecologie : faut-il s’informer tous les jours ?, je te partageais mon désarroi face à l’overdose d’informations que l’on reçoit sur l’écologie et l’état de la planète.

Surtout qu’à cela s’ajoutent : l’overdose d’infos entre télé, notifications web et réseaux sociaux, l’overdose de flux de messages (maman via SMS, tatie via Messenger, le client via le mail et Insta, les potes via What’sapp, ou SnapChat, ou Telegram, ou…), l’overdose de marketing (pub télé, pub radio, pub Google, newsletters où on s’est inscrit où ne sait plus quand, d’ailleurs, s’y est-on vraiment inscrit ?, messages sponsorisés sur Facebook et Insta…)
On parle d’infobésité.

Ces derniers temps pourtant, le public comme certaines marques commencent à remettre en cause ce système de marketing outrancier, appelé aussi snack content.
Le public, parce qu’il sature tout simplement de ces publicités, affichées ou déguisées, mais dans tous les cas omniprésentes. Il est plus avisé qu’avant et repère les tentatives de lui refourguer un produit à 3 km, et il perd confiance dans les marques comme dans les influenceurs qui sont payés par elles.
Les marques et les entreprises, parce qu’elles se rendent bien compte que ce mode de communication perd de plus en plus en efficacité. Noyés de contenus, les réseaux sociaux font le tri via leurs algorithmes, de telles sorte que si elle n’est pas « sponsorisée » (c’est-à-dire, si on ne paye pas pour la mettre en avant), notre publication d’entreprise n’est visible que par 10% – au mieux – de notre communauté.

Autrement dit, les petites entreprises qui n’ont pas forcément le budget de sponsoriser tous leurs posts, restent clairement mis à la marge, y compris des personnes qui aimeraient bien recevoir leurs posts.

Ce mode de marketing est d’autant plus aberrant que c’est un désastre pour la planète, car il induit, pour le web, une surconsommation des ressources énergétiques, et pour les campagnes print à grand renfort de flyers et affichage national en 4×3, un gâchis évident de papier (pas toujours recyclé) et d’encres (pas toujours écologiques). Et on ne parle même pas des écrans lumineux hyper agressifs qui envahissent peu à peu nos avenues.

Face à tout ça, une autre voie apparaît peu à peu, qui prône un retour à une communication plus mesurée, plus adaptée et plus authentique : Slow communication, éco-communication ou communication écoresponsable… les termes ne manquent pas pour décrire ce mouvement qui tend à mieux penser sa communication d’entreprise, dans un souci de respect de la planète et de limitation des ressources et de l’énergie utilisées.

Pourtant, pas facile de naviguer dans ce domaine, on nage encore en pleine jungle ! Les ressources à ce sujet sont encore peu nombreuses, et face à des entreprises qui bombardent les réseaux et les panneaux en 4×3 du monde entier à coup d’offres marketing toutes plus alléchantes les unes que les autres, comment faire pour tirer son épingle du jeu sans renier son engagement écologique ?

Les principes de l’éco-communication

Alors, en quoi consiste cette manière de communiquer ?

Du point de vue des particuliers et dans les relations interpersonnelles, il s’agit de diminuer la quantité d’échanges (mail, SMS, appels, messages via réseaux sociaux…) pour que chaque message soit :

  • utile et plein de sens, pour ne pas utiliser des ressources (énergétiques) ou monopoliser le temps de ton interlocuteur.trice pour rien ;
  • mieux perçu par le.la destinataire, qui est noyé.e sous les infos et les messages à longueur de journée. On préfère donc les mails personnalisés aux messages groupés envoyés à n’importe qui, et les messages envoyés à des moments privilégiés de la journée où l’interlocuteur est dans de bonnes dispositions, et à un moment adapté, plutôt que les messages inopportuns envoyés n’importe quand.

Donc non, on n’envoie pas un message à son prestataire de service / son client / son collègue le dimanche à 18h, en se disant qu’il le lira demain (ou pire, en espérant une réponse !), alors qu’on sait très bien qu’il y a de fortes chances qu’il voie la notification de mail et qu’il y pense toute la soirée…

Du point de vue de la communication marketing d’entreprise, on essaie de faire moins mais mieux, pour produire du contenu qualitatif :

  • qui a du sens, c’est-à-dire qui est utile à son public ET utile à sa marque, en commençant par du contenu qui met en avant ce qu’elle a de particulier et d’unique, et qui sera un vrai apport d’informations / de conseils pour ton audience ;
  • qui respecte cette même audience : pas de marketing d’interruption (type pub télé ou fenêtre pop-up) où on force le public à regarder, et on ne le prend pas non plus pour un crétin prêt à gober les arguments marketing les plus douteux. On associe plutôt la Slow communication à l’inbound marketing : un marketing qui attire le client à soi (via un blog, une newsletter bien pensée où le lecteur s’est inscrit volontairement…) plutôt que d’aller lui agiter ses produits sous le nez.
  • à un rythme plus raisonné : on l’a dit, on calme le jeu ! On oublie les 50 stories Insta par semaine,  les messages qui clignotent sur chaque page de son site web, et on augmente plutôt la qualité des contenus, plus adaptés et mieux sélectionnés : quel format, sur quels supports / quels réseaux ? Ce contenu est-il durable ? Autrement dit, si quelqu’un vient le lire dans 3, 6 mois ou deux ans, sera-t-il toujours d’actualité et intéressant ? C’est aussi ça qui t’apporte un meilleur référencement 😉

Ce n’est donc pas parce que tu communiques moins que ça fera moins de travail à ton chargé de com, au contraire ! Mais il sera dans un travail qualitatif plutôt que quantitatif, et je suis sure qu’il te dira merci 😉

Communiquer slow / écoresponsable, c’est donc :

  • meilleur pour la planète
  • meilleur pour ton audience
  • meilleur pour ton image de marque
  • meilleur pour toi ou ton chargé de com / copywriter.

Pour aller un peu plus loin, je te propose un petit glossaire de la communication écoresponsable dans cet article, pour t’aider à te repérer et à mieux saisir ses caractéristiques.

Si tu as une question ou un besoin pour un visuel de communication graphique ou illustrée qui prenne en compte cette dimension écoresponsable, n’hésite pas à me contacter !

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