J’ai testé… deux ans sans viande

Adieu veau, vache, cochon !

Youpiii !!!! Ce mois-ci, ça fait deux ans que je ne mange plus de viande (du coup, pas de suspense insoutenable, après ce titre mystérieux, oui j’ai testé, oui j’ai approuvé !)

La transition avait commencé encore deux ans avant. En 4 ans, je suis passée de la fille viandarde qui, quand elle était invitée à un mariage végétarien, songeait sérieusement à emporter en douce un sauciflard dans son sac, à la chieuse pour qui on fait spécialement des brochettes de légumes lors des soirées barbecue.

Aujourd’hui, je te fais le récap de ce bouleversement dans mon mode de vie !

De la réduction à l’arrêt complet

Ca a commencé de manière anodine :

— Dis chéri, maintenant qu’on a bien trié et réduit toutes nos affaires à la maison, et qu’on fait nos courses en vrac, si on essayait de réduire notre consommation de viande comme le préconise Béa Johnson dans son bouquin ?

Il faut dire que la viande, c’était deux fois par jour à la maison. On ne savait pas cuisiner un plat sans. Les légumes, c’était le truc chiant à côté du plat intéressant, le truc qu’on met parce qu’il faut bien remplir l’assiette (mais si ça pouvait être des pâtes et escalope tous les jours, on serait bien contents).

Alors on y est allé mollo. On est passé à une seule fois par jour, ce qui pour nous était déjà énorme (et quand j’y pense, réduire de 50% d’un coup, en fait c’était pas si mal pour un début !)

Et peu à peu, on a réduit naturellement, sans même y penser, à deux à trois fois par semaine (viande et poisson inclus). Pourtant à l’époque, je ne me serais pas vue arrêter complètement.

Quand les scandales des abattoirs d’Alès ont éclaté, on habitait sur Nîmes, juste à côté, et tout le monde était très touché. Ma sœur et mon beau-frère ont arrêté la viande. Moi, je me dédouanais en disant que je n’en mangeais pas beaucoup, et uniquement de la viande bio. Je ne me sentais pas concernée. Mais quand des abattoirs qui traitaient aussi de la viande bio ont été mis en cause, j’ai commencé à me poser plus de questions.

Le changement a eu lieu définitivement il y a deux ans. A l’époque, je ne mangeais plus de viande au quotidien, seulement pour les occasions et les sorties au restaurant. Et je me suis rendue compte que bizarrement, moins je mangeais de viande, moins j’en voulais. Et moins je l’appréciais. Ce que je gardais pour les grandes occasions ne me faisait en fait plus kiffer !

Alors, quand j’ai regardé le merveilleux (et terrible) film Okja, qui parle de la condition animale à travers une histoire de science-fiction (je t’en parle plus en détails dans cet article), ma décision était prise : j’arrête la viande !

Depuis, aucun regret, je ne me verrais plus du tout en manger ! Moi qui fantasmais déjà le steak saignant quand je voyais une vache dans un champ, maintenant je fronce les narines quand je passe devant le rayon boucher.

Mise à jour du 03 avril 2021

Ça fait maintenant 4 ans que je ne mange plus de viande, et ça ne me viendrait pas à l’idée de m’y remettre !
Je ne suis pour autant toujours pas végétarienne, car je mange toujours du poisson et des produits de la mer, de façon très occasionnelle.
J’en suis avec la question du poisson au même stade que pour la viande il y a quelques années : d’un point de vue environnemental, ça me gêne d’en manger, mais je ne me verrais pas arrêter complètement.

Mais bon, à chaque fois que je me dis ça, je me rappelle mon évolution par rapport à la viande, et je me dis… on ne sait jamais !
RDV dans 2 ans pour voir où j’en suis ???

POUR FINIR

Et toi, comment tu te positionnes par rapport à ces questions ?
Si tu veux connaître les avantages (et les inconvénients !) d’un régime sans viande pour moi, et les raisons profondes qui m’ont amenée à dire stop, RDV sur cet article !

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4 commentaires

  1. Merci pour cet article bien complet et qui montre bien la progression. J’ai aussi l’impression d’etre en chemin: je n’ai rien arrété complètement, mais nous tendons de plus en plus vers le véganisme avec un maximum de légumes de saison achetés directement à la productrice. On lui prend aussi ses oeufs, mais plus rarement. Le fromage (lait et yaourts sont exclus car ils me rendent malade) et la viande, ce sont devenu des exceptions, et on se questionne de plus en plus à chaque consommation: est-ce que ca nous fait vraiment plaisir à cet instant précs, et est-ce qu’on ne serait pas aussi heureux avec une option végane? Mais bon, meme en étant en Allemagne, ce n’est pas toujours évident alors je fais avec mes contradictions.
    La remarque sur l’odeur des boucheries m’a fait sourire, je me suis fait la meme il y a quelque temps: je voulais acheter de la viande pour faire plaisir à ma soeur, et j’ai pas réussi tellement l’odeur était forte!

    1. Bonjour Kellya, merci pour ton commentaire ! Ravie de voir que mon parcours fait écho avec le tien ! Oui, je pense qu’il n’y a pas de « contradiction » si on considère qu’on est en chemin, que rien n’est figé. C’est d’ailleurs pour ça que je ne me donne pas d’étiquette, ni « végétarienne », ni « flexitarienne », ni « Pesco-végétarien »… aucun ne correspond pile poil à ma façon de m’alimenter aujourd’hui, et en en choisissant une, j’aurais l’impression d’être figée. Je dis simplement « je ne mange pas de viande », ce qui est beaucoup plus juste, et me convient bien.

    2. Très heureuse d’être tombée sur cette expérience. Je me retrouve dans beaucoup de points, et déjà j’apprécie la démarche non extrémiste. Je mange encore de la viande, et je ne sais pas si j’arrêterai totalement un jour, on verra. J’étais moi aussi une grosse carnivore, particulièrement de viande rouge. J’ai commencé à diminuer il y a un an, en premier lieu à cause de la souffrance animale, en me disant qu’en plus je faisais du bien à la planète. De viande tous les jours je suis passée rapidement et facilement à viande tous les 2/3 jours. Et ça s’est fait naturellement, sans manque, j’en avais de moins en moins envie. Aujourd’hui je ne mange plus que du poulet environ 1 à 2 fois par semaine, et un peu de poisson à l’occasion. Je pense qu’à terme je n’aurai plus envie de viande que 2/3 fois par mois, ce qui me parait raisonnable. Pour info depuis que je ne mange plus de viande rouge elle me donne des maux d’estomac et je ne la digère plus… Personnellement j’ai compensé (par gout) par beaucoup de laitages, même si je sais que la production n’est pas top derrière, j’essaie au maximum de bien choisir mes filières de production. Et bien sur j’ai redécouvert le gout des légumes bien cuisinés^^ Je me sens bien mieux aujourd’hui…

      1. Bonjour Laura, bravo pour ta démarche !
        Oui pour moi aussi, un des points forts de ce processus d’abandon de la viande a été la redécouverte de l’alimentation végétale, et les saveurs incroyables qu’on peut trouver dans les légumes « bien cuisinés », comme tu dis. L’autre jour, je mangeais des champignons grillés au barbecue, une pure merveille, et je me faisais la réflexion que pour rien au monde je n’aurais échangé mon assiette pour une côtelette grillée ^^
        Manger végétal développe la créativité et la découverte en cuisine, je trouve ça génial.

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